25 janvier 2010

Les billets doux

par Denis Vanier

Je m'en lave les mains,
qu'elles soient propres
pour égorger la vélocité des ténèbres,

durant les gros travaux
qu'est toute tragédie aérienne
lors de la collision, de l'explosion ou de la chute
dans la boîte noire de celle-ci,
l'on trouva ces mots,
écrits en langue de feu:
"Je m'en lave les mains."

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