Zazou va-nu-pied,vanné, vantait Vanier variant vocables, véhémence, venin vrillant vos veines.
Mais il lui arrivait aussi de seulement errer la rue en négligeant son vocabulaire. Il avait déjà attrapé une Viscose Pelvienne quand il fut surnommé Verbert. Attrapant du coup la maladie de tout faire vovoter. Mais sa Zinzintite était un bien pire cas.
À son état elle présentait des manifestations physiques comme les hippies sur St-Denis quand la police joue de la matraque. Elle macramait sa peau comme les amérindiens, bombait ses lèvres comme Hiroshima. Elle lui plissait le front de manière à créer un lagon flatulent faisant jaillir une mousse fiévreuse qui n'avait pas des allures de savon Dove. Le climat qui y régnait était méditerranéen, favorisant la croissance d'une mousse verte et de quelques palmiers miniatures d'où pendait des cabanes abritant une colonie de puces naines.
C’était la troupe de Cashalow, la puce romaine, qui profitait de l’étendue d’eau du visage pour entraîner sa colonie à la nage synchronisée. Bien qu'ils furent aimables et de francs amateurs de pokers, on ne les accueillit pas en conséquence. À vrai dire, la troupe de Cashalow se souciait peu du Zazou. On le réveillait parfois par inadvertance ou par Star Académie les soirs de semaine. (C'est connu les puces ont une affreuse oreille musicale)
Et quand celui-ci se disait sombrer dans les abysses tortueuses de son esprit solitaire, et qu’il disait que sa tête était lourde comme une pastèque enfouie sous des tonnes de pus, il vidait son lagon dans l’évier. Relâchant les puces dans les égoûts, se débarassant d'un lot de problèmes.
On a pas idée comme un lac creusé dans un front humain peut incommoder.
C'est que c'est lourd cette merde!
Il y a cette histoire de Gemini Stodolopfski qui, dit-on, aurait jeûné si longtemps pour perdre sa bedaine de bière et reprendre sa Marguerite chérie qu’une fosse se serait creusée dans son estomac . Ce qui aurait dû, selon les lois de la logique, tuer le connard de Gemini ne le fit pas. On dit à présent qu’on peut entendre au-dessus des clôtures les rires affreux de ses enfants se baignant dans son ventre les jours d’été.
À donner froid dans le dos.
Mais le Zazou était fier, seul, mais brave. Et sa longue ittinérance avait pris fin. Il allait réprimer ceux qui étaient primés, servir d’obstacle aux piétons qui regardaient jamais où marcher. Crier des atrocités, bander en regardant les mémés, se pavaner dans un suit bleu armé, éclater le pavé de caps d'acier, marmonner "danger, danger, Harper est arrivé", chercher par peur de trouver, flirter pour oublier les solitudes surannées.
En attendant de trouver un médecin qui savait médeciner.
2 commentaires:
..C'est juste incroyable de lire encore. On croit avoir oublié comment, puis voilà.
Merci ça fait du bien.
Merci à toi, les mercredis ça me réveille la prose loufoque, c'est pour ça que je tenais tant à ce que tu recommences.
Nous sommes partis pour la gloire, je sens le vent sur mon visage.
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