29 novembre 2008

Automne d'Hiver


Bedaine d'avarice

Masturbateur de capitalisme

Au sang de sperme et de pisse

Oublieux du maniérisme

Se souvenant du masochisme quand il matraque la dentelle


Démarche de chien obèse

Allure de pute au petit matin

Léchant son chèque de paye

Comme le goût amer du sexe qu'on ne désire pas


Who are you, demande le gros pingouin

Cicatrisé, battu et tânné, je répondrai: Who you'll be. Who you'll want me to be

Mais fier, haut et furieux, je scanderai: Ce que tu ne seras jamais

À l'aube, je goûterai mes lèvres dénuées de remord

Tandis que les putes avaleront des graines pour une promotion


Empire Shell, ta merde liquide pour un paiement liquide

Te classe esclavagiste d'un peuple gâteau

Monsanto en glaçage

Sur une pâte amincie de ses impôts


Les Automne Divers

On applanit l'asphalte avec de l'artiste

Pour faire rouler la vie de Monsieur

Le 4x4 audacieux


All Hail To The Great Big Fat

Vénérons l'hécathombe

D'un peuple qui s'automutile

En s'épluchant les paumes


Why dit le salopard

Are you not dead yet

De par le fantôme de son identité qui s'écroule sous le Macdo

Il espère de moi un mode d'emploi


Pour survivre aux Automnes d'Hiver

On enfile des 647 sous des quarters

Refusant le froid, gardant la petite laine dans le placard

Avec le squelette du vieux René


[Texte hommage à Feu Denis Vanier par Nicolas Jodoin

Fut-il le dernier des tragiques]

25 octobre 2008

And now it's over

Toutes ces prophéties que nous faisions a-propos de notre fin

Se sont accomplies

J'ai trop souffert, je fuis

Méli aime Nico qui aime Méli

C'était vrai. Et ce l'est toujours

Mais c'est fini

14 octobre 2008

La perfection (FICTION)

Des larmes, des larmes, elle ne sait faire que de larmes. Pleure, petite, pleure. Tes larmes houleuses n'hydrateront pas ma soif de liberté. Je suis volage, je suis vagabond de cœur comme toi tu puis l'être de pied.
—Esteban! Comment as-tu osé?
Osé. Oser. Verbe si chéri par mon être, si adoré par mes cellules. J'ai voulu osé toute ma vie et on a osé qu'à mes dépend. Osé la fait souffrir et sa souffrance me fait jouir. La jouissance d'un pouvoir.
—Amour. Dis-je.
—Non. Dédaigne-t-elle. Plus de ce mot matraque. Plus de ce mot oxygène, me tuant à petit feu tout en me gardant en vie. L'asphyxie m'attend, je la veux. Oh. Je la souhaite. Dégage, aime-moi, repousse-moi.
Silencieux, je me veux mort et libre. Je nous veux entiers, mais séparés.
—Crève, vit, avec moi ou sans moi. Non reste. Je t'en supplie.
Ses genoux se plient sous sa honte. J'aimerais pleurer avec elle. Mes émotions de glace me l'empêchent. Je vais partir. Oui. Esteban a gagné.
Puis... Il est question de nombre. Le numérique a tant régi notre vie, nous en avons tant fait éloge qu'il est une machine dans notre tête. Un montage sans fin, créant et recréant des "À quelle fréquence, distance, combien de fois?"
—Combien de fois, Esteban mon amour? Combien de fois m'as-tu trompée?
Ah narcissisme élémentaire.
—Pourquoi crois-tu être celle qui a été trompée? Peut-être es-tu l'amante, peut-être n'es-tu rien de tout cela. Si cela se trouve tu as été un oubli ou une cachotterie pendant des mois. Possiblement une erreur dégoûtante, telle une gomme à mâcher collée sur mon running que j'aurais décollé pour mâchouiller en secret. Peut-être n'as-tu été rien de tout cela, ou tout à la fois.
Le narcissisme me tue. Je la quitte. Parce que j'ai gagné. Pour une fois, la femme, l'horrible, n'aura pas eu raison de mon être. J'ai été libre. J'ai été vraie.
J’assume l’amour comme une connerie, comme une quête de phéromone perpétuelle.

Je crois que l’homme n’est pas fait pour être monogame. Personne ne nous plaît parfaitement sur tous les plans. Il doit y avoir quelqu’un pour notre sexualité, pour notre humour, pour notre écoute et pour notre besoin d’écoute. Quelqu’un à serrer, à regarder dans le silence et quelqu’un à embrasser. Je pars oublier toutes ces erreurs de ma vie, ces femmes qui m’ont possédé, pour devenir leur Don Juan.
Les bons gars finissent dernier? Alors je serai le dernier des perdants.
La perfection se moulera à moi.